Mongolia: The challenge / Mongolie : Le défi

It’s been long time that Mongolia was on my wish list of countries to visit. Even without knowing exactly why, this country has always attracted me.
More I come closer, and more I understand that it wouldn’t be as easy as I wished. Mongolia will be a challenge, physical as well psychological than mechanical.

Welcome
Unlike as many people think, no, Mongolia is not an altitude plateau. There is even no more than 2 consecutive flat meters. Here, you climb up or get down…
We come in Mongolia by south-east, from China. The road is good, low mountains make an idyllic décor, We cross end of Altai to join the Gobi Desert. Everything is beautiful, asphalt road, everything’s gonna be ok

But that, was before.
But it was too nice to stay longer, Mongolia is more than 80% of unpaved road, so one day, we have to go on it, we leave our nice road and take the first trail on our right. This trek is still good, now we are following our instinct, every 500m our trail is divided by two (or more) so we are following a kind on overall cape that we correct more or less at the following intersection.
It’s difficult to know exactly where we are going to, we are searching some marks on the horizon, but mountains limit it to the next 300m. So as we can, we are looking far away, the first village, helped by our two GPS and a paper map (but no one is coordinated with the other).

We are obliged to cross all villages on our road, or, rather, making our road crossing all villages possible (these one are sometimes distanced than more than hundreds of kilometers) cause we don’t have more than two day of autonomy in water (17 liters for Amir and me).
So, in each village is the same scenario, we are looking the well (cause there are no life without water, each village is on a water source and have it own pump for the community) and we refill in water for next days, it doesn’t seem but it’s almost 10kg more each…
However, accepted in the north of the Gobi desert, we haven’t been more than one cycling day of the closest village.

Hundred faces landscape.
Kilometers goes, landscapes too, everyday they are different. We started by these old mountains that finish the Altaï to come in the Gobi desert (well, just a small part in north). Then we come inside lands and sandy mountains, more we go, and more they became earthy and green before seeing first trees apparaître. Then trees become slowly forest…
All that in a spring décor where grass grew up everyday making steppes greener every mornings.

It goes or… break !
We knew that Mongolia will put our bike within their lines, already tired by our firsts 15000 km, we make care of our bikes, but it was not enough.
Dust, sand’s tempête, cold get right of our bikes, and start killing team moral.

Resume of that we broke :
1 rear suspension (Antoine)
1 bag (Amir)
2 bags fixation (Amir)
1 chain support (Antoine)
2 bottom bracket (Amir + Antoine)
1 chainring (Antoine)
1 freewheel (Amir)
+ Our shoes, that disembowel a bit more everyday.

And all that in barely five days ! Fortunately we had (quite) everything to fix it.
(A special thought to Amir, who make last 800km without freewheel… My cycling friends will empathize!)

And when it’s not mecanic, the weather is in. We cross desert on almost 50°c on day, without and small piece of shadow to protect us during our lunch. Few days later, whereas we were more in the country, we wake up with almost 30 cm of fresh snow on the road, our bikes were already heavy, they become even more when we have to deal with fresh snow and push it.

Fortunately, it stays humans.
Fortunately in that story,like almost, it stays peoples. Mongols are a nomadic people, very welcome and warm.
All along our stay we’ve seen here and there some yurt, most of time with a  herd, where sheep and goat are playing together. As well, that even with immensity of this country (Mongolia is countries with the lowest density in world, with less than two people by km2), we never feels realy lost.
It’s difficult to camp close to a yurt without being invited for the night (and when it’s snowing outside, we can’t refuse). This habitat offers a very rudimentary comfort, but, by the way, it make it an undeniable charm…
What about Mongols themselves, they are incomparably sympatic, discret, and respectfull. Still a bit curious when the see our mecanic mounts getting on their land. When through their long view (they used to keep an eye ont their herd) they can see us, they came to speak a bit, saying hello, and gone.

Mongolia is one of the best countries I’ve crossed up to now, but also one of the most difficult. I’ll get back for sure, to see the northern part, and see again all these mongols. But probably more at the autumn, when rivers furrow the country.

Now I have to fix my bike, then get back on the road.

 

fr Version francaise

La Mongolie était bien avant mon départ, sur la liste des pays que je souhaitais visiter. Sans trop savoir pourquoi ce pays m’avait toujours attiré.
Plus je m’en approche, et plus je comprends que ça ne va pas être aussi simple que je l’imaginais. La Mongolie allait se révéler un défi aussi bien physique, psychologique, que mécanique…

Bienvenue
Contrairement à ce que beaucoup pensent, non, la Mongolie n’est pas un grand plateau d’altitude, il n’y a d’ailleurs pas plus de 2m consécutifs de plat. Ici ou ça monte, ou ça descend…
Nous entrons en Mongolie par le sud est, depuis la Chine. La belle route et les montagnes basses qui nous entourent plantent un décor de rêve, nous traversons la fin de l’Altaï pour rejoindre le début du désert de Gobi. Tout est beau, la route asphaltée, tout va bien.

Mais ça, c’était avant
Mais c’était trop beau pour durer. La Mongolie c’est plus de 80% de piste, alors à un moment ou l’autre il faut y aller, on quitte la belle route et on prend un chemin sur notre droite. La piste est encore belle et roullable, nous avançons maintenant à l’instinct, tous les 500m notre piste se divise en deux ou trois, alors on suit un espèce de cap général, que l’on corrige plus ou moins à l’intersection suivante.
Difficile de savoir où l’on va, on cherche des repères à l’horizon, mais les montagnes limites notre horizon aux 300 prochains mètres. Alors dès que l’occasion se présente, nous cherchons au loin, le premier village, aidé de nos deux GPS et d’une carte (et aucun n’est d’accord avec son voisin).

Nous sommes obligés de passer dans tous les villages sur notre route, ou plutôt de faire passer notre route par tous les villages possibles (ceux-ci étant parfois espacés de plusieurs centaines de km) car nous n’avons guère plus de deux jours d’autonomie en eau (17L pour Amir et moi).
Alors à chaque village c’est le même rituel, on cherche le puis (puisque qu’il n’y a pas de vie sans eau, chaque village est construit sur une source et dispose d’une pompe pour la communauté) et on refait le plein pour les prochains jours, ça ne paraît pas, mais ajouté à notre chargement, cela fait quand même près de 10kg de plus.
Cela étant, mise à part dans le nord du désert de Gobi, nous avons rarement été à plus d’une journée d’un village.

Paysages aux mille visages
Les kilomètres défilent, les paysages aussi, tous les jours différents. Nous commençons par ces vieilles montagnes terminant la partie sud de l’Altaï pour arriver dans le désert de Gobi (enfin juste une petite partie du nord). Ensuite nous remontons dans les terres et les montagnes sableuses, plus nous avançons et plus elles deviennent terreuses et verdoyantes avant de voir les premiers arbres faire leurs apparitions. Enfin, les arbres deviennent petit à petit des forêts…
Tout ça dans un décor de printemps ou l’herbe pousse de jours en jours rendant les steppes un peu plus vertes chaque matin.

Ça passe ou… ça casse
On savait que la Mongolie pousserait nos montures à bout, déjà fatiguées de leurs 15000 premiers kilomètres, nous y avons pourtant fait bien attention, mais ça n’a pas suffit.
La poussière, les tempêtes de sable, le froid, on eut raison de nos vélos, et ont bien entamé le morale de l’équipe.

Bilan de la casse :
1 amortisseur (Antoine)
1 sacoche (Amir)
2 fixations de sacoches (Amir)
1 support de chaine (Antoine)
2 boitiers de pédalier (Amir + Antoine)
1 plateau (Antoine)
1 roue libre (Amir)
+ Nos chaussures qui s’éventrent un peu plus chaque jours.

Et tout ça en à peine cinq jours ! Heureusement nous avions de quoi (presque) tout réparer.
(Une pensée spéciale pour Amir qui a fait les 800 derniers km sans roue libre… Les amis cyclo compatiront !)

Lorsque ce n’est pas la mécanique qui nous embête c’est au climat de s’y mettre. Nous avons traversé le désert sous près de 50°c pendant la journée, sans le moindre coin d’ombre, pas même un petit arbuste pour se protéger du soleil lors de notre pause de midi. Quelques jours plus tard, alors que nous sommes remontés vers l’intérieur du pays nous nous réveillons avec plus de 30cm de neige fraiche sur la route, nos vélos étaient déjà lourds, mais ils le deviennent encore plus quand il s’agit de les pousser dans la poudreuse.

Mais dans tout ça, il reste les Hommes
Heureusement dans tout ça, comme bien souvent, il reste les gens. Les mongols, un peuple nomade très accueillants et chaleureux,
Tout au long de notre séjours, nous avons aperçut ici et la des yourtes, souvent accompagnées d’un troupeau, ou moutons, font bon ménage avec quelques chèvres, si bien que malgré l’immensité du pays (la Mongolie étant le pays le moins peuplé du monde avec seulement deux habitants par km2) on ne se sent jamais seul, jamais réellement perdu.
Il est difficile de camper à coté de leurs yourtes sans s’y faire inviter pour la nuit (et quand il neige dehors, ce n’est pas de refus). Cet habitat offre certes un confort rudimentaire, mais un charme incontestable par la même occasion.
Quand aux mongols eux mêmes, ils sont d’une gentillesse incomparable, très discrets et respectueux, toujours un peux curieux quand ils voient nos montures mécaniques  s’aventurer sur leurs terres. Quand à travers d’une de leurs longue vue (qui leurs servent à surveiller leurs troupeaux), ils nous aperçoivent, ils passent nous faire un petit coucou, avant de repartir sans plus s’attarder.

Du coup la Mongolie fait partie des plus beaux pays que j’ai pu traverser jusque la, mais fut aussi l’un des plus difficiles. J’y retournerai, c’est sur, pour voir la partie nord du pays, mais probablement plus à l’automne, lorsque les rivières sillonnent le pays.

Il me reste maintenant à remettre mon vélo en état, et à reprendre la route.

5 réflexions au sujet de « Mongolia: The challenge / Mongolie : Le défi »

  1. Bonjour Antoine
    Merci encore pour ces belles photos
    les couleurs chatoyantes de la yourte
    régalent mes yeux d’occidentale.
    Tu continues ton périple seul sur ton vélo
    couché mais ta vision du monde est bien là
    debout à fixer l’horizon qui s’étend devant toi.
    Bonne route au pays des suchis

  2. j’ai noté le site de ton ami-équipier AMIR et je suis allé sur son album photo –c’est merveilleux de vous suivre par la pensée!!le velo est tellement « ressourçant »!!
    et les voyages si enrichissants!! bon vent et à ++—mamita

  3. Salut Antoine !
    Le hasard a fait que je découvre la Mongolie au travers d’un livre peu avant ton périple dans ce beau pays. Alors questions culturelles : As-tu bu du thé salé ? Et est-ce que les gens envoient vraiment du lait de chèvre aux 4 points cardinaux pour souhaiter bonne chance au voyageur ?
    Bonne continuation à toi en tous cas. Et continue à nous faire rêver avec tes images !

  4. BELLES PHOTOS DE LA MONGOLIE—–j’espère que ton vélo RESISTE à tout cette aventure!! bon courage et bonnes rencontres!!!

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